Pantjit Mary McLean 

Collections

La National Gallery of Victoria (Melbourne)
la National Gallery of Australia (Adelaide)
l’Art Gallery of New South Wales (Sydney)
la Queenland Art Gallery (Brisbane)
le Museum and Art Galleries of the Northern Territory (Darwin)
Tandanya (South Aust)
Berndt Museum (Perth)
Australian Capital Equity
Robert Holmes à Court Coll (Perth)
Curtin University (Perth)
Artbank, City of Perth, City of Fremantle, Edith Cowan University, Murdoch University, Wesfarmers Limited, Wollongong University, Health Research Institute, Victorian Tapestry Workshop, Crothers Coll.

Prix

Elle a remporté le Testra First Price en 1995, le plus prestigieux prix artistique réservé aux artistes aborigènes.

Œuvres

Biographie

Pantjit est aujourd’hui l’une des doyennes du peuple Ngaatjatjarra, vivant dans le Désert de l’Ouest. Hautement respectée, elle est un exemple pour toute sa communauté. Sa grand-mère était une Pitjinjarra et son père un Ngaatjatjarra. Elle est née près de Docker River vers 1937.
Elle vit désormais le plus souvent à Kalgoorlie. Elle a rencontré pour la première fois des hommes blancs alors qu’elle est une jeune mère près de Warburton (où est installé une mission – en fait à partir de 1953 son fils y sera élevé) et dans les fermes d’élevage où elle a travaillé. Elle y travaillera jusqu’en 1967, jusqu’au référendum donnant la citoyenneté aux Aborigènes. Ayant passé une partie de sa vie isolée, elle a naturellement une connaissance profonde du bush, de la vie traditionnelle et du monde des Rêves. Surtout elle est l’aînée des sœurs et elle est la gardienne de Papulangkuta, un site sacré important (Blackstone) près duquel elle a passé une partie de sa jeunesse. Pantjiti parle quotidiennement son langage maternel et elle a été faite docteur honoris causa par l’université de Perth – C’est pourquoi elle est parfois nommée « Dr » Pantjiti Mary McLean.

Elle a commencé à peindre de manière plutôt classique, c’est-à-dire pointilliste et en utilisant les symboles traditionnels et en décrivant généralement ses Rêves des 2 Hommes Goannas et 7 Soeurs. A la même période elle réalise aussi des petites sculptures d’animaux en bois pyrogravé. Puis en 1992, lors du lancement d’un projet artistique à Kalgoorlie, encouragée par une artiste blanche, Nalda Searles (qui l’aide parfois à compléter le fond de ses toiles), elle développe un style plus personnel, inspiré directement du milpatjunanyi, une tradition appartenant aux femmes qui dessinent simultanément une histoire sur le sable, avec les doigts. Dans ses toiles, elle montre le plus souvent une vie idyllique dans le bush, presque paradisiaque, le tout avec des couleurs chaudes et de façon assez naïve.
C’est une célébration de « sa » Terre et de la vie. En mêlant ainsi humains, animaux, plantes et de fleurs, des éléments naturels comme les points d’eau, le présent et le passé, mais aussi des épisodes du Temps du Rêve, elle tente de créer une image où l’harmonie du cycle de la vie prédomine. Le cadrage, en vue aérienne et multi directionnel (elle peint assis sur sa toile, progressant de point en point donnant cet effet) et le fait d’emplir tout l’espace ajoute un charme à ses compositions. Aucun élément ou personnage n’est isolé et n’a une plus grande importance; ou plus exactement tout à de l’importance, participe au tout. On sent la joie que Pantjiti à a peindre. Elle aime raconter ainsi de façon anecdotique les épisodes de sa jeunesse, au jour le jour, dans le pays de sa grand-mère (près de Docker River dans le Territoire du Nord), et plus tard dans celui de son père (près des Blackstone). Ses œuvres si pleines de vie, d’optimisme sont le reflet d’une partie de l’esprit des Aborigènes pour qui le lien à la terre est si important.

C’est aussi cette vision, cette culture ancienne que Pantjiti essaye de transmettre aux non aborigènes au travers de ses peintures. De très nombreuses collections prestigieuses, publiques et privées, possèdent des œuvres (dessins, gravures et peintures) de Pantjiti.