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Abie Jangala Jumbyinmba

 

Portrait d'Abie Jangala

Œuvres

Biographie

Abie Jangala (1919-2002) de son vrai nom Abie Tjangala est le grand peintre de Lajamanu et un homme de loi important.

Il est surnommé «the boss of rains, clouds and thunder», pour l’importance de son rôle dans les cérémonies associées à ces thèmes et dont notre toile est justement le sujet (Rêve d’Eau).

Son père est mort et l’ancienneté cérémoniale lui ait alors transmise.

C’est ainsi qu’Abie Jangala devint le chef cérémonial:

  • des Rêves de l’Eau,
  • de la Pluie,
  • des Nuages,
  • du Tonnerre

Etant, le plus ancien « homme de la pluie » de la région nord de Tanami.

Abie a expliqué un jour qu’il peignait « les bonnes peintures… elles viennent de mon père. Il vient me voir en rêve et me dit ce que je dois peindre, et comment le peindre« .

Pour commencer, lorsqu’ils entendirent parler de la popularité croissante de la peinture chez les Pintupi et d’autres groupes du désert occidental, les hommes Warlpiri de Lajamanu et de Yuendumu furent d’abord très méfiants.

De même qu’un certain nombre d’anciens de la communauté considéraient la peinture comme une exposition honteuse du savoir secret et sacré des Warlpiri.

Premières expositions en Europe:

En effet, c’est à cette époque qu’Abie Jangala a fait partie d’un groupe de douze hommes Warlpiri qui se sont rendus à Paris en 1983 pour créer une peinture traditionnelle sur sable au Musée d’Art Moderne.

Considérons qu’à ce moment précis, leurs motifs traditionnels n’avaient jamais été que peints sur la peau et gravés dans le sable et le groupe était encore fermement opposé à les montrer sur un support permanent.

La visite du groupe à Londres, aux États-Unis et dans les capitales australiennes a été leur introduction au monde de l’art contemporain et a suscité un énorme intérêt et une grande prise de conscience.

Comme on pouvait s’y attendre, trois ans plus tard, la position des Warlpiri avait changé et un cours d’éducation des adultes dirigé par John Quinn introduisit les matériaux et les méthodes de l’art occidental dans l’école locale.

C’est ainsi qu’Abie Jangala joua un rôle clé en négociant une voie médiane à travers les points de vue conflictuels des anciens réticents à s’engager dans la peinture.

D’ailleurs, le renforcement de l’activité artistique a permis d’établir une source de revenus indispensable pour la communauté.

Evidement, les peintures d’Abie Jangala étaient des créations uniques.

L’iconographie des cérémonies de la pluie et de la révérence dans laquelle les rêves associés aux hommes arc-en-ciel sont tenus par les Warlpiri.

Ses premières œuvres:

Ses premières œuvres été créées sur un fond vert ou noir profond, avec des symboles austères représentant spécifiquement:

  • des arcs-en-ciel,
  • des éclairs,
  • des nuages,
  • des points d’eau,
  • des grenouilles,

Composés de la même manière qu’ils sont gravés en relief sur le corps des faiseurs de pluie lorsqu’ils sont couverts de kapok ou de duvet de plumes pour la cérémonie.

Caractéristique des peintures:

Il peignait généralement ces puissants symboles, qui sont également recréés dans les constructions cérémonielles au sol.

Ces oeuvres, noir ou en rouge uni, étaient soulignés par des bandes alternées de points jaunes, verts et rouges vifs.

De toute évidence, renforcé les icônes pour évoquer l’effet chatoyant et séduisant des hommes-arc-en-ciel et leur manifestation dramatique en tant que phénomènes climatiques naturels.

En conclusion:

Pour conclure, les amateurs d’art apprécient particulièrement son travail très sobre, notamment dans le traitement du fond, très souvent simplement constitué de points blancs qui viennent souligner les motifs rituels.