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Lily Karadada Mindindil

 

Collections:

  • Artbank, Sydney NSW Australia
  • Art Gallery, Brisbane, Australie
  • Art Gallery of South Australia, Adelaide SA Australia
  • Berndt Museum of Anthropology, University of Western Australia
  • Christensen Collection, held Museum of Victoria, Melbourne VIC Australia
  • Flinders University Art Museum, Adelaide SA Australia
  • National Gallery of Australia, Canberra ACT Australia
  • National Gallery of Victoria, Melbourne VIC Australia
  • Queensland Art Gallery, Brisbane QLD Australia
  • The Kelton Foundation, Santa Monica, USA

 

Expositions:

  • 2009 Australian Print Workshop awarded the
  • 2009 APW Collie Print Trust Printmaking Fellowship to senior Indigenous artist Lily Karadada and her niece Regina Karadada.
  • 1994 Power of the Land, Masterpieces of Aboriginal Art, National Gallery of Victoria, VIC Australia
  • 1993 Images of Power, Aboriginal Art of the Kimberley, National Gallery of Victoria, Melbourne VIC Australia
  • 1992 Broome Fringe Festival, Broome WA Australia
  • 1991 Aboriginal Women’s Exhibition, Art Gallery of New South Wales, Sydney NSW Australia
  • 1990 Balance 1990: views, visions, influences, QAG, Brisbane QLD Australia
  • 1988 Karnta, Touring South-east Asia, (non selling Karnta show).
  • 1981 Die kunst der Australischen Ureinwohner lebt, Museum fur Volkerkunde, Leipzig, Staatliches Museum fur Volkerkunde, Dresden.

Œuvres

Biographie de Lily Karadada

Artiste aborigène Woonambal du Kimberley (c. 1935)

Lily Karadada (Mindindil), née vers 1935, est une artiste aborigène australienne du peuple Woonambal, reconnue pour ses peintures des esprits Wandjina, figures centrales de la spiritualité et de l’art du Kimberley.


Origines et signification du nom (Kimberley, Australie)

Lily Karadada est née dans le pays de son père, Woomban-go-wangoorr, près de la rivière Prince Regent, dans l’est du Kimberley (Australie-Occidentale).

Son nom de brousse, Mindindil (« bulles »), fait référence à un événement spirituel : son père aurait vu des bulles émerger d’une source d’eau douce, interprétées comme l’esprit de sa fille venant au monde.

Elle appartient au clan Jinnengger (hibou) et possède plusieurs totems, dont la dinde sauvage, l’opossum et le cacatoès blanc. Élevée selon les traditions, elle grandit en consommant des aliments de brousse (kangourou, ignames, miel, poisson, goanna) et en vivant en lien étroit avec son territoire.


Vie traditionnelle et parcours

Après la mort précoce de son père, Lily vit avec sa famille dans différentes régions du Kimberley, notamment sur le plateau de Mitchell (Giboolday), où elle rencontre son mari, Jack Karedada. Ensemble, ils auront dix enfants.

Durant la Seconde Guerre mondiale, ils s’installent à Kalumburu, une mission catholique isolée du nord-ouest australien. Lily y travaille avec les religieuses, notamment dans la culture de manguiers et de cocotiers.


Début artistique et peinture Wandjina

À Kalumburu, Lily Karadada développe sa pratique artistique et devient une peintre prolifique de figures Wandjina, inscrivant son travail dans la tradition du Kimberley Wandjina art.

Les Wandjina sont des esprits ancestraux créateurs, au cœur du Dreaming aborigène, associés à :

  • la pluie
  • la fertilité
  • la création des paysages

Ils sont représentés dans l’art rupestre du Kimberley depuis des millénaires et continuent d’être transmis à travers la peinture contemporaine.


Style et iconographie (art aborigène Wandjina)

Les œuvres de Lily Karadada reprennent les codes traditionnels des Wandjina :

  • figures frontales aux grands yeux noirs
  • absence de bouche (symbole du contrôle des pluies)
  • halos ou lignes rayonnantes représentant la foudre et les nuages
  • corps simplifiés, souvent sans membres apparents

Les motifs incluent également :

  • la pluie (points et marques blanches)
  • les nuages et phénomènes atmosphériques
  • les liens avec les animaux totémiques

Les Wandjina sont considérés comme des êtres créateurs capables de donner la vie, associés aux “enfants-esprits” et aux cycles naturels.


Importance culturelle et transmission

Lily Karadada appartient à une lignée importante de gardiens de la tradition Wandjina. La famille Karedada est reconnue comme l’une des principales détentrices de ces savoirs dans la région du Kimberley.

Son travail contribue à :

  • préserver les peintures rupestres ancestrales
  • transmettre les récits spirituels
  • maintenir une continuité culturelle malgré les déplacements forcés liés aux missions

Elle a également vécu la période où les populations aborigènes ont été déplacées et leurs pratiques restreintes, notamment l’entretien des sites sacrés et la transmission orale.


Symbolisme et croyances Wandjina

Dans la cosmologie aborigène :

  • les Wandjina sont des esprits liés à l’eau et aux nuages
  • ils sont considérés comme des faiseurs de pluie
  • leur représentation sans bouche empêche des pluies destructrices infinies

Ils sont souvent associés à des animaux, notamment le hibou dans le cas de Lily (clan Jirrengar), et à des récits mythologiques spécifiques.


Reconnaissance et diffusion de l’art Wandjina

Aujourd’hui, les œuvres liées à la tradition Wandjina sont reconnues internationalement et exposées dans de grandes institutions, y compris les Musées du Vatican.

L’art de Lily Karadada s’inscrit dans cette reconnaissance globale de l’art aborigène australien, en particulier du Kimberley, pour :

  • sa valeur spirituelle
  • son ancienneté
  • sa continuité culturelle

Importance dans l’art aborigène australien

Lily Karadada est considérée comme une figure importante de la peinture aborigène Wandjina, contribuant à la préservation d’un des systèmes artistiques et spirituels les plus anciens au monde.

Son œuvre est recherchée pour :

  • son authenticité culturelle
  • sa connexion directe aux sites sacrés
  • sa valeur historique et artistique