Martin Mbitjana Hagan
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Œuvres
Martin Mbitjana Hagan
Kwatye Soakage 75x101cm – 2025 Oeuvre traditionnelle réalisée en Wamulu (végétaux, eaux, sable, pigments collé sur panneau).
Martin Mbitjana Hagan
Possum Hunting 50×70 cm – 2025 Oeuvre traditionnelle réalisée en Wamulu (végétaux, eaux, sable, pigments collé sur panneau). VENDU
Biographie de Martin Mbitjana Hagan
Ayant grandi dans l’héritage de son grand-père, l’artiste de Papunya Tula Clifford Possum Tjapaltjarri, Martin Hagan perpétue les traditions Anmatyerr à travers des innovations artistiques et un lien profond avec la Terre, qu’il intègre dans son œuvre. Martin Hagan est originaire de Laramba, en Australie centrale, et se passionne pour la préservation culturelle ; son œuvre est profondément ancrée dans les traditions culturelles Anmatyerr.
Dans sa pratique, il utilise du wamulu : des fleurs jaunes du désert qui sont séchées et mélangées à de l’ocre. Traditionnellement utilisées lors de cérémonies et pour les peintures au sol et les mosaïques, les œuvres de Hagan intègrent le wamulu sur des panneaux, créant ainsi des œuvres d’art contemporain terreuses et très tactiles. Bon nombre de ses motifs proviennent de son Possum Dreaming, reflétant son lien personnel avec la Terre et la loi Anmatyerr.
Hagan s’inscrit dans un héritage artistique important : il est le petit-fils de Clifford Possum Tjapaltjarri, l’un des artistes fondateurs du mouvement Papunya Tula au début des années 1970. Les artistes de Papunya Tula, aux côtés de Geoffrey Bardon, ont été des pionniers dans la création d’œuvres à l’acrylique sur toile inspirées des peintures corporelles et des peintures sur sable traditionnelles. Ces artistes fondateurs sont une source d’inspiration pour Hagan, qui lui aussi mêle le traditionnel et le moderne.
La préservation des récits et de l’art cérémoniel Anmatyerr est extrêmement importante pour Hagan. En tant qu’assistant de recherche à l’université Deakin, il coordonne le projet Ingkantety, qui documente et revitalise le savoir culturel Anmatyerr, notamment la fabrication de boucliersainsi que les traditions de chants et danses traditionnels. « Ingkantety » signifie marcher sur les traces des ancêtres Anmatyerr afin de perpétuer leur Loi. Ce projet a réuni plus de 70 hommes pour renouer avec des pratiques culturelles qui n’avaient plus été largement pratiquées depuis les années 1990.
Il a abouti à la création de boucliers cérémoniels, à l’enregistrement de chants sacrés et à la documentation de motifs traditionnels, le tout conservé pour les générations futures au Centre de recherche Strehlow à Mparntwe/Alice Springs. Son art s’inscrit dans ce riche patrimoine culturel, garantissant que les traditions Anmatyerr ne soient pas seulement préservées, mais qu’elles continuent à évoluer et à s’épanouir à l’avenir.
Il travaille actuellement sur un livre avec le Dr Jason Gibson et la communauté Laramba, dont le titre provisoire est Songmen of the 21st Century: Making A Cultural Future for Anmatyerr People. En 2024, la peinture au sol de Hagan a été présentée lors de l’exposition Nothing Too Beautiful for the Gods de la Fondation Opale (Suisse) et intégrée à leur collection permanente.